La consommation d'algues, bien que de plus en plus populaire en France, peut entraîner des risques liés à un apport excessif en iode, prévient l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). En effet, la consommation de produits à base d'algues est déconseillée pour certaines populations à risque.
Les algues alimentaires se retrouvent sous différentes formes : fraîches, séchées, ou dans des compléments alimentaires. Louées pour leurs propriétés reminéralisantes, antioxydantes et souvent vues comme des alliées minceur, leur ingestion peut cependant s'avérer dangereuse. Dans un rapport publié le 7 août, l'Anses souligne le risque d'excès d'iode, qui est variable en fonction du produit, de son mode de production, de transformation, et de préparation.
Quelles algues sont en cause ?
Selon l'Anses, deux types d'algues présentent une concentration particulièrement élevée en iode :
- Les algues brunes Laminaria spp et Saccharina spp.
- L'algue rouge Gracilaria verrucoza.
Pour certaines personnes, un excès d'iode peut engendrer des troubles de la thyroïde ainsi qu'autres effets indésirables, par exemple sur le système cardiaque ou rénal.
Les populations à surveiller
L'Anses recommande d'éviter les produits à base d'algues pour :
- Les personnes avec des dysfonctionnements thyroïdiens, maladies cardiaques ou insuffisance rénale.
- Les personnes sous traitements contenant de l'iode ou du lithium.
- Les femmes enceintes ou allaitantes (sans avis médical).
De plus, les parents sont incités à surveiller la consommation d’algues chez leurs enfants, en raison de l'insuffisance de données évaluer les risques associés.
Quant aux personnes en carence d’iode, l'Anses estime que consommer des algues pour corriger cette carence est peu adapté.
Pour limiter les risques, l'agence recommande d'acheter des produits à base d'algues provenant de circuits d'approvisionnement sûrs et contrôlés par les autorités compétentes, et d'être prudent lors d'achats sur Internet.







