La consommation de sandwiches en France a connu une hausse remarquable l'année dernière, avec une augmentation de 9% et près de deux milliards d'unités écoulées. Selon une étude menée par le cabinet Gira Conseil, publiée le 19 janvier, juste avant le salon Sandwich et Snack Show prévu les 10 et 11 février à Paris, le prix moyen des sandwiches a également diminué de 4,8%, se chiffrant désormais à 3,23 euros.
Au total, 1,96 milliard de sandwiches ont été dévorés par les Français, générant un chiffre d'affaires de 6,33 milliards d'euros, soit une progression de 3,78%. Le traditionnel jambon-beurre reste, sans surprise, le sandwich le plus prisé, au prix moyen de 2,61 euros, ce qui marque une baisse de 3% par rapport à 2009. Les prix varient selon la localisation : à Clermont-Ferrand, le prix s'élève à 2,98 euros, tandis qu'à Douai, il descend à 2,29 euros. En général, les sandwiches sont 3,1% plus coûteux dans les grandes villes comparé aux agglomérations de moins de 50 000 habitants.
Le sandwich traditionnel face à la concurrence
Le sandwich français continue d'écraser les hamburgers américains sur le marché : pour chaque hamburger vendu, neuf sandwiches se retrouvent dans le panier des consommateurs. Les circuits traditionnels, tels que la restauration rapide et les cafés, sont la principale source d'achat, représentant 55,3% des ventes. Les grandes et moyennes surfaces suivent avec 22% du marché, tandis que les boulangeries et traiteurs comptent pour 15%.
Le temps de pause : un facteur déterminant
Cette hausse de consommation pourrait s'expliquer par le changement des habitudes alimentaires des Français. En effet, le temps de pause déjeuner a diminué avec le temps, passant de 1h38 en 1975 à seulement 31 minutes aujourd'hui. Ce nouveau rythme favorise le choix pratique et rapide du sandwich, renforçant ainsi sa popularité.







