Une récente recherche menée par l'University of Southern California (USC) indique que le jeûne pourrait reprogrammer les cellules et ainsi inverser les symptômes du diabète de type 1 et de type 2.
Émergence de cellules pancréatiques fonctionnelles
Selon Valter Longo, directeur du Longevity Institute et auteur principal de l'étude, les régimes alimentaires imitant le jeûne ont réussi à transformer les cellules non productrices d'insuline en cellules fonctionnelles. Cette transformation a permis aux cellules pancréatiques de ces souris de produire de l'insuline, redonnant ainsi espoir à la recherche sur le diabète.
Par ailleurs, l'étude, parue le 23 février dans la prestigieuse revue Cell, démontre que les cycles de jeûne induisent une régénération cellulaire. Les cellules endommagées sont remplacées par de nouvelles, retrouvant ainsi leurs fonctions initiales.
Un espoir pour les diabétiques
Dans le cas du diabète de type 1 et des stades avancés du type 2, le pancréas perd ses cellules bêta, essentielles à la production d'insuline. Les résultats de l'étude montrent un renversement notable de ces symptômes chez des souris soumises à un jeûne de quatre jours par semaine, qui ont repris une production normale d'insuline et ont obtenu un meilleur équilibre glycémique, même à des stades avancés de la maladie.
Les chercheurs ont également observé que le jeûne active des gènes normalement présents dans les pancréas de fœtus, favorisant ainsi la production de la protéine neurogénine-3 (Ngn3), ce qui entraîne la génération de nouvelles cellules bêta.
Le jeûne, un remède aux multiples bénéfices
Longo et son équipe ont accru leur recherche en étudiant des cultures de cellules pancréatiques humaines. Les résultats ont révélé que le jeûne augmente également l'expression de la protéine Ngn3 dans des cellules diabétiques humaines et stimule la production d'insuline, suggérant un potentiel thérapeutique chez les humains.
En outre, une étude récente publiée dans Science Translational Medicine a mis en lumière d'autres bénéfices liés au jeûne, notamment une réduction des risques de cancer et de maladies cardiaques. Les résultats témoignent d'un potentiel pour améliorer la santé des participants qui respectent ce régime sur plusieurs jours par mois.
Longo s'exprime sur l'importance de cette recherche, affirmation que ces découvertes justifient des essais plus larges auprès de la FDA pour explorer l'utilisation du jeûne comme approche thérapeutique pour les patients diabétiques. Il évoque l'espoir que ce régime puisse un jour inciter une meilleure maîtrise de la production d'insuline et du niveau de sucre dans le sang.







