Bientôt, vous pourriez avoir du mal à trouver des produits comme le "steak végétal" dans les supermarchés. En effet, le ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a récemment annoncé un projet de décret qui pourrait interdire l'utilisation de noms associés à des denrées d'origine animale pour les produits végétaux.
Une réforme inéluctable
Cette initiative vise à retirer de la circulation des dénominations telles que "steak végétal", car elles sont jugées trompeuses. Malgré les controverses, y compris une tentative antérieure d'interdiction en juin 2022 qui a été suspendue par le Conseil d'État, le gouvernement persiste. En juillet, la Cour de justice de l'Union européenne a été saisie pour débattre des implications de la législation en matière d'étiquetage.
Un nouveau cadre réglementaire
Dans la rédaction de ce nouveau décret, le ministère de l'Agriculture a pris en compte les critiques formulées par le Conseil d'État. Contrairement au premier projet, jugé trop général, ce texte identifie clairement les mots que le gouvernement considère comme trompeurs. En première ligne figurent des termes tels que "steak", "jambon", et "escalope", suivis de noms comme "boudin", "saucisse", et "bacon". Au total, 21 termes sont désormais concernés par cette réforme.
Quelles conséquences pour l'industrie ?
Après 40 ans d'utilisation de l'expression "steak végétal", la question qui se pose est : comment ces produits seront-ils renommés à l'avenir ? L'impact sur les consommateurs et l'industrie alimentaire pourrait être considérable, redéfinissant ainsi notre rapport à la nourriture végétale.







