Riche en additifs tels que les édulcorants, les aliments ultra-transformés font maintenant partie intégrante de notre alimentation quotidienne. Cette commodité cache pourtant des risques pour la santé, notamment un lien inquiétant avec la dépression.
Une étude récente, conduite par des chercheurs de l'hôpital général du Massachusetts et de la faculté de médecine de Harvard, révèle que consommer des aliments ultra-transformés, particulièrement les boissons édulcorées, pourrait augmenter le risque de souffrir de dépression.
Une étude révélatrice
Le professeur Andrew T. Chan, co-auteur de l'étude, indique que l'équipe a examiné le régime alimentaire d'environ 32 000 femmes de la Nurses' Health Study II. En analysant les données, les chercheurs ont constaté que celles consommant neuf portions ou plus d'aliments ultra-transformés par jour avaient un risque de dépression accru de 49 % par rapport à celles qui en consommaient moins de quatre.
Les chercheurs montrent également que les édulcorants artificiels peuvent influencer la transmission de molécules de signalisation dans le cerveau, potentielles responsables de troubles de l'humeur.
Des impacts sur le bien-être mental
Une autre étude de l'Université de Floride a été publiée en juillet 2022, montrant que ceux qui consomment une grande quantité d'aliments ultra-transformés sont 80 % plus susceptibles de présenter des symptômes dépressifs. De plus, ils ressentent 20 % de jours en moins où ils se sentent mentalement en forme.
Ces résultats ajoutent des éléments cruciaux à la compréhension des effets négatifs des aliments ultra-transformés sur la santé mentale.
Des solutions par l'alimentation
Une étude de la Macquarie University, publiée en 2019, met l'accent sur l'importance d'une alimentation saine. Les chercheurs y décrivent comment adopter un tel régime peut aider à atténuer les symptômes de dépression. Dans leur étude, des participants présentant des symptômes dépressifs ont vu leur état s'améliorer significativement après avoir suivi un programme nutritionnel équilibré.
Cela confirme l'idée que modifier ses habitudes alimentaires peut non seulement prévenir l'aggravation des symptômes, mais aussi potentiellement réduire la nécessité de traitements médicaux.
Sources :
Consumption of Ultraprocessed Food and Risk of Depression, Jama network, septembre 2023
Cross-sectional examination of ultra-processed food consumption and adverse mental health symptoms, Public health nutrition, juillet 2022
A brief diet intervention can reduce symptoms of depression in young adults – A randomised controlled trial, Plos one, octobre 2019







