Un voyage culinaire entre héritage et modernité s'invite chez Chamarré.
Il est fascinant de dînant dans des établissements chargés d'histoire. Avant la transformation en Chamarré, ce lieu était le célèbre Beauvilliers, une référence de la gastronomie chiraquienne, charmante et flamboyante. Édouard Carlier, véritable roi de ce lieu, captivait les convives avec ses dîners flamboyants et ses mets délicats, jusqu'à ce qu'il nous quitte, laissant derrière lui un héritage complexe. C’est à Antoine Heerah qu’incombe désormais la tâche de reprendre cette adresse emblématique, un véritable défi pour un chef talentueux.
Un Chef au cœur de la gastronomie
Antoine Heerah, déjà bien connu avenue de la Tour-Maubourg, a décidé de relever le gant. Sa table, inspirée des délices mauriciens, avait déjà marqué les esprits. Lors d'une récente réservation avec une amie, celle-ci souhaita alternatif après avoir vu des photos peu flatteuses du restaurant. Mais Heerah a su prouver que la qualité prime sur le design initial de l’adresse.
Un menu riche en saveurs
À Chamarré, la cuisine s'inscrit dans une dynamique colorée, intégrant des épices et ingrédients exotiques, comme le poivre de Madagascar et la vanille. Les plats se distinguent par leur originalité et leur qualité, proposant notamment des asperges aux fèves, du pigeonneau du Berry ou encore une sole aux coquillages. Le service, souriant et attentif, ajoute à l'atmosphère conviviale bien que les nouvelles habitudes vestimentaires des clients, plus décontractées, contrastent avec les traditions d'autrefois.
La clientèle a effectivement changé, arborant un style plus subtil que par le passé, bien que certains hommes soient venus en bras de chemises. Les femmes, quant à elles, affichent souvent un goût certain. Néanmoins, le prix du repas reste élevé, approchant les 160 euros, un investissement pour une expérience culinaire marquante.
Pour ceux qui souhaitent découvrir Chamarré : 52, rue Lamarck, 75018 Paris. Réservations au 01 42 55 05 42. Ouvert tous les jours, voiturier disponible. Contact : fsimon@lefigaro.fr, ligne directe : 01 57 08 55 19.







