Le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) met en garde concernant des tomates cerises en provenance de Sicile, liées à une épidémie de salmonellose qui se propage actuellement en Europe, au Canada et aux États-Unis. Au 4 septembre 2025, on comptait déjà 289 cas confirmés, dont 24 en France, 59 en Autriche, 78 en Italie, 29 au Royaume-Uni, 5 au Canada et 8 aux États-Unis. Cependant, ces chiffres pourraient ne pas refléter la réalité, car de nombreux cas sont encore sous enquête.
Les informations concernant cette épidémie sont soigneusement surveillées et diffusées par l'ECDC. Selon Santé Publique France, « toutes les investigations sont coordonnées par l'ECDC, qui suit de près l'évolution de la situation en Europe ».
Recommandations pour une enquête approfondie
Bien que l'origine des cas récents ne soit pas pleinement confirmée, des enquêtes préliminaires menées en 2023 et 2024 ont déjà été orientées vers les tomates cerises siciliennes. L'ECDC recommande de poursuivre ces investigations pour déterminer si ces petits fruits sont bien la source de l'infection.
Pour le moment, la France n'a pas émis d'alerte alimentaire spécifique liée à cette enquête. Le ministère de l'Agriculture a affirmé qu'aucun produit n'avait été retiré du marché, mais conseille aux consommateurs de bien rincer leurs tomates avant consommation.
Un vecteur de transmission atypique
Les tomates cerises représentent un vecteur de transmission peu habituel pour la salmonellose. Cette infection est généralement associée à des produits d'origine animale comme la viande, les œufs ou les produits laitiers. Récemment, des rappels de produits avaient déjà eu lieu concernant des aliments comme le saucisson ou des œufs contaminés.
Les symptômes de la salmonellose apparaissent généralement entre six et soixante-douze heures après contamination, comprenant des troubles gastro-intestinaux, de la fièvre et des douleurs. Les individus à risque, tels que les enfants, les personnes âgées ou immunodéprimées, peuvent développer des manifestations plus sévères, notamment chez les femmes enceintes, où la bactérie peut affecter le fœtus.
En Europe, la salmonellose demeure la seconde cause d'infection gastro-intestinale après la campylobactériose, avec près de 92,000 cas confirmés en 2018.







