Les boissons sucrées artificiellement édulcorées ne constituent pas une alternative bénéfique aux boissons traditionnelles. En réalité, leur consommation régulière est associée à des risques similaires pour la santé cardiovasculaire.
Une étude parue dans le Journal of the American College of Cardiology révèle que les boissons dites "light", bien qu'elles soient perçues comme saines, ne sont pas plus avantageuses que les boissons sucrées conventionnelles. Les chercheurs ont analysé les données de la cohorte française NutriNet-Santé, s’intéressant à la relation entre le risque de maladies cardiovasculaires et la consommation de boissons sucrées et édulcorées. L'échantillon comprenait 104 760 personnes, suivies sur une période de six mois, à travers des questionnaires sur leurs habitudes de consommation.
Entre 2009 et 2019, les chercheurs ont surveillé tous les incidents cardiovasculaires tels que les AVC et les infarctus. Les résultats démontrent qu'une consommation élevée de boissons sucrées, qu'elles soient édulcorées ou non, est liée à un risque accru de maladies cardiovasculaires comparativement aux non-consommateurs.
Des dangers déjà visibles après deux verres
Une étude antérieure publiée dans le JAMA Internal Medicine a été menée auprès de 451 743 adultes issus de dix pays européens. Cette enquête a révélé que ceux qui consomment deux verres ou plus de sodas par jour, qu'ils soient sucrés ou light, présentent un risque accru de mortalité de 17 % par rapport à ceux qui en boivent moins d'un verre par mois.
Particulèrement alarmant, le risque de décès pour les consommateurs fréquents de boissons light avec édulcorants est augmenté de 26 %. En revanche, le risque associé aux boissons sucrées classiques est relativement plus faible, avec une hausse de seulement 8 % pour deux verres par jour.
C'est loin d'être la première fois que la consommation régulière de boissons dites "light" est mise en cause. Une étude réalisée par l'Inserm en 2013 avait déjà suggéré un lien entre cette consommation et une augmentation du risque de diabète de type 2.







