Les recommandations nutritionnelles qui préconisaient de limiter les graisses saturées manquaient de fondement scientifique, selon une méta-analyse britannique. Les tartines beurrées, autrefois diabolisées, pourraient ne pas être si nocives.
Les graisses saturées reconsidérées
Longtemps bannies par les diététiciens, le beurre, la viande et le fromage sont aujourd'hui réhabilités. Une étude publiée dans BMJ Open Heart suggère qu'ils ne sont plus accusés d'augmenter les risques de maladies cardiaques.
Historiquement, les autorités sanitaires et les experts en nutrition avaient recommandé d'éviter les aliments riches en graisses saturées, tels que le beurre et la viande rouge, en raison de leur association supposée avec une augmentation du mauvais cholestérol. Cependant, cette nouvelle recherche questionne cette doctrine.
Des révélations surprenantes
Les chercheurs de l'Institut Clinique de l'Université d'Écosse ont examiné les essais cliniques des années 1970 et 1980, qui ont servi de base aux directives diététiques. Leur analyse révèle qu'il n'existe pas de lien direct entre la consommation de graisses animales et la mortalité prématurée liée aux maladies cardiaques.
Un changement de paradigme alimentaire
Les études croissantes favorisent l'adoption d'un régime méditerranéen, riche en légumes, fruits, grains entiers et graisses saines comme les noix et l'huile d'olive, tout en limitant la viande rouge. Nina Teicholz, journaliste d'investigation, souligne néanmoins un impact négatif des restrictions imposées : un passage vers une consommation accrue de sucre.
En remplaçant les graisses par des glucides, la société a observé une hausse alarmante des cas de diabète de type 2 et d'obésité, entraînant également une augmentation des maladies cardiaques. Selon elle, si l'on avait véritablement remplacé la viande et les matières grasses par des aliments plus sains, la santé publique aurait été améliorée. Or, il semble que notre consommation d'amidons et de sucres ait simplement augmenté.







