Le Credoc, acteur majeur dans l'étude des conditions de vie, a récemment examiné la place du petit-déjeuner dans l'alimentation des Français. Le constat est sans appel : ce repas autrefois sacralisé est en net déclin, sauf durant le week-end.
Selon la dernière enquête, une part croissante de la population, en particulier les jeunes, saute au moins un petit-déjeuner par semaine. Les adolescents semblent les plus touchés, en négligeant souvent ce moment crucial.
Les tendances de consommation
étonnamment, le mardi est la journée où les jeunes boudent le plus ce repas, tandis que chez les adultes, la tendance est à l'absence de petit-déjeuner principalement du jeudi au dimanche.
Considéré par les nutritionnistes comme un des repas les plus importants de la journée, le petit-déjeuner a également une dimension sociale. Il constitue un moment privilégié pour rassembler la famille, semblable au dîner. Malheureusement, de plus en plus de personnes déjeunent seules : les statistiques indiquent que 20 % à 24 % des enfants, 51 % à 60 % des adolescents et 53 % à 59 % des adultes prennent leur petit-déjeuner en solo, phénomène accentué dans des villes à rythme soutenu comme Paris.
Quelles sont les habitudes alimentaires ?
Actuellement, les petits-déjeuners sont plus calorifiques, représentant 20 % des apports énergétiques de la journée. Parmi les choix, le duo classique pain/biscotte associé à un produit laitier demeure populaire, bien que certains adolescents préfèrent échanger les boissons chaudes contre des sodas ou des jus de fruits.
Enfin, le Credoc met en garde les parents dont les enfants sautent le petit-déjeuner, les encourageant à considérer l'impact négatif que cela pourrait avoir sur leur concentration scolaire.







