S'interroger sur la nécessité de supprimer certains aliments comme la viande ou les produits laitiers pour améliorer la santé est une tendance populaire. Cependant, des experts, dont la diététicienne Emily Burch, soutiennent qu'une telle approche peut souvent être exagérée.
Le phénomène du régime anti-inflammatoire a explosé sur les réseaux sociaux, avec plus de 36 000 vidéos sur TikTok. Les promesses sont séduisantes : peau éclatante, perte de poids et fortification immunitaire. Cependant, bien qu'une alimentation favorisant l'anti-inflammation ait des bénéfices reconnus par la science, elle ne doit pas se transformer en un régime dépouillé et restrictif. Examinons les faits de manière claire.
Comprendre l'inflammation et ses implications sur la santé
L'inflammation est un mécanisme naturel de défense du corps, agissant afin de réparer les tissus endommagés après une blessure ou une infection. Cependant, elle peut devenir chronique sans cause apparente, entraînant divers problèmes de santé.
Des facteurs comme le tabagisme, l'obésité et le stress sont souvent liés à une inflammation persistante. Burch et Ball, dans une étude, soulignent que l'alimentation joue également un rôle crucial dans le développement de cette inflammation.
Les dangers de l'inflammation chronique
Sur le long terme, l'inflammation peut endommager des tissus, notamment les vaisseaux sanguins, et augmenter le risque de maladies graves telles que le diabète ou les maladies cardiaques. Les recherches révèlent également des liens entre l'inflammation et des maladies neurodégénératives comme Alzheimer.
Dans le cas des maladies auto-immunes, un mode de vie anti-inflammatoire peut offrir des améliorations significatives. De plus, des recherches récentes commencent à établir un lien clair entre cette inflammation et des conditions comme l'endométriose.
Que privilégier dans un régime anti-inflammatoire ?
Selon Burch et Ball, de nombreuses recommandations sur TikTok, comme l'élimination forcée des produits laitiers ou du gluten, ne reposent pas sur des preuves solides, sauf pour ceux qui sont réellement intolérants. Pour ceux qui ne présentent pas d'allergies, des produits laitiers comme le yaourt ou le kéfir peuvent contribuer à réduire l'inflammation grâce à leurs probiotiques bénéfiques.
Ces chercheurs conseillent plutôt d'incorporer davantage de fruits, légumes, bonnes graisses (comme les noix ou l'huile d'olive) et de glucides complets, au lieu de se concentrer sur l'élimination de groupes alimentaires. Toutefois, une discussion avec un professionnel de la santé est recommandée avant de procéder à des modifications alimentaires significatives.







