Lancé en 2018, le Nutri-score a profondément influencé les pratiques des industriels en matière de composition alimentaire. Une étude récente publiée dans une revue américaine révèle que la qualité des aliments disponibles en France a notablement progressé.
Des snacks améliorés pour une meilleure santé
Le Nutri-score, un système de notation apposé sur les emballages, évalue les valeurs nutritionnelles des produits alimentaires. Bien que son utilisation ne soit pas contraignante, de nombreuses marques choisissent de l'intégrer afin d'améliorer la qualité de leurs ingrédients. Ainsi, des produits tels que les chips, les biscuits et le pop-corn ont été révisés, affichant une réduction significative du sel et des sucres, tout en augmentant la teneur en fibres.
Une étude revue par des chercheurs de la European Review of Agricultural Economics montre que ces produits hexagonaux surpassent en qualité leurs homologues italiens ou britanniques. Chantal Julia, professeur de nutrition à l'Université Sorbonne Paris-Nord, souligne que l'on observe également une augmentation des fibres et des protéines dans ces snacks.
Une influence positive sur les comportements d'achat
Depuis l'introduction du Nutri-score, plus de 150 études montrent que ce système a modifié les habitudes des consommateurs soucieux de leur santé. Selon Serge Hercberg, le nutritionniste à l'origine de ce concept, il est crucial que le Nutri-score continue d'évoluer en accord avec les avancées scientifiques, les nouvelles offres alimentaires et les adaptations des recettes.
Défis et résistances des industriels
Toutefois, tous les acteurs ne suivent pas cette tendance. Certaines marques, comme Bjorg, ont tenté de s'adapter mais ont finalement abandonné face à la dégradation de leurs classements. D'autres, telles que Ferrero, Lactalis et Coca-Cola, ont choisi de ne pas afficher le Nutri-score. Selon Serge Hercberg, l'efficacité de cette notation pourrait être grandement améliorée si sa mise en œuvre devenait obligatoire à travers tous les pays de l'Union européenne.
Sources : European Review of Agricultural Economics, France Inter, France Info







