Une étude menée par dix associations de consommateurs met en lumière un danger omniprésent dans nos cuisines : l’acrylamide, une substance potentiellement cancérigène, se cache dans de nombreux aliments prisés tels que les frites, les chips et les biscuits.
Des aliments quotidiens à risque
Des mets courants comme les frites, chips, pain, et cafés instantanés sont concernés. L'acrylamide est formée lors de la cuisson à haute température de certains sucres et acides aminés, un processus qui débute au-delà de 120 °C. Les inquiétudes autour de ses effets cancérigènes ne sont pas nouvelles, mais cette étude révèle que la consommation de produits industriels et faits maison expose encore davantage les consommateurs européens. Par exemple, les méthodes de cuisson telles que la friture à plus de 175 °C augmentent ces risques.
La large étude, analysant 500 produits, a été réalisée dans plusieurs pays et publiée par le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc). Les résultats sont préoccupants : « Un tiers des biscuits et gaufrettes ordinaires surpassent les niveaux de référence d’acrylamide », soulignant un risque élevé pour les jeunes enfants qui consomment fréquemment ces produits, souvent sans stricte régulation.
Appel à des normes plus strictes
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a déjà qualifié l'acrylamide de « problème de santé publique ». Depuis avril 2018, l'Union européenne impose des limites de concentration, exigeant des fabricants qu'ils gardent les niveaux d'acrylamide en dessous de seuils précisés. Cela comprend des orientations sur le choix des variétés de pommes de terre et la gestion des conditions de cuisson.
Cependant, les associations consommateurs jugent cette réglementation insuffisante. Elles demandentUne amélioration des textes en vigueur, en abaissant les limites autorisées et en imposant des exigences plus strictes aux industriels. De plus, ils soulignent que même les alternatives supposément plus saines, comme les chips de légumes, présentent des taux d'acrylamide alarmants, certains testés étant deux fois plus élevés que ceux à base de pommes de terre.







