La santé publique ne cesse de souligner les dangers des aliments ultra-transformés. D'après l'Inserm, ces derniers représentent aujourd'hui près d'un tiers des calories que nous consommons quotidiennement. Une nouvelle étude parue dans la revue PLOS Medicine met en lumière des marqueurs détectables dans le sang et les urines, permettant de quantifier la consommation de ces aliments nuisibles.
Des indicateurs fiables dans le sang et les urines
Traditionnellement, les études sur la consommation alimentaire s'appuient sur des déclarations des participants, souvent peu fiables. Cette recherche visait à établir des indicateurs biologiques plus objectifs. En examinant un échantillon de 1000 patients, dont les apports alimentaires, analyses sanguines et urinaires avaient été chroniqués sur une année pour 700 d'entre eux, les chercheurs ont pu identifier des signatures métaboliques spécifiques. Au total, 28 marqueurs dans le sang et 33 dans l'urine ont été associés à la consommation d'aliments ultra-transformés.
Les chercheurs ont validé leurs découvertes avec des tests supplémentaires sur 20 participants durant un mois dans un centre du National Institute of Health. Ces derniers ont été soumis à des régimes à base d'aliments ultra-transformés et non transformés. Les résultats sanguins et urinaires confirmaient les apports alimentaires, prouvant ainsi l’efficacité des nouveaux marqueurs.
Erikka Loftfield, chercheuse à l’Institut national du cancer, déclare : "Cela pourrait nous donner des insights sur la biologie sous-jacente des effets des aliments ultra-transformés sur la santé.".
Les dangers des aliments ultra-transformés
Selon l'Inserm, les aliments ultra-transformés tels que les céréales, nuggets, biscuits industriels et pâtes déshydratées, présentent une qualité nutritionnelle préoccupante. Ils sont souvent riches en sel, sucres et matières grasses saturées, et dépourvus de fibres et de vitamines essentielles. Les méthodes de transformation affectent leur structure, entraînant une consommation excessive avant la satiété. De plus, certains nutriments présents ne sont pas correctement absorbés par l’organisme. Enfin, ces aliments comportent des substances dont nous ignorons encore les effets à long terme sur la santé, incluant additifs, sous-produits de transformation et contaminants d'emballage.







