Une récente étude met en lumière un fléau sanitaire : les cuisinières à gaz seraient à l'origine de 40 000 décès prématurés en Europe chaque année. Ce mode de cuisson, encore très courant notamment en France, soulève de sérieuses inquiétudes.
Bien que les dangers de l'exposition au dioxyde d'azote (NO2) émis par ces appareils soient connus depuis les années 60, le véritable impact sur la santé reste en grande partie sous-estimé. L'enquête menée par l'Université Jaume I en Espagne apporte des données alarmantes.
Données alarmantes sur la mortalité
Les chercheurs ont analysé plusieurs études portant sur l'impact du NO2 sur la santé, en se basant sur les risques d'asthme et de décès prématurés. Ils ont également mesuré les niveaux de pollution dans environ un tiers des foyers européens équipés de cuisinières à gaz.
Ils ont découvert que les utilisateurs de cuisinières à gaz voient leur espérance de vie réduite de près de 2 ans. Ces résultats confirment une étude précédente effectuée aux États-Unis, indiquant que ces appareils sont responsables de 19 000 décès d'adultes par an.
Les répercussions souvent ignorées
Selon Sara Bertucci, représentante de l'Alliance européenne pour la santé publique, il est temps de reconnaitre les dangers liés à l'utilisation de cuisinières à gaz. Elle déclare : "Comme pour les cigarettes, il est facile de négliger leurs effets sur la santé. Les cuisinières à gaz polluent nos foyers de manière insidieuse."
Source : Assessment of the health impacts and costs associated with indoor nitrogen dioxide exposure related to gas cooking in the European Union and the United Kingdom, University Jaume I, octobre 2024







