Une étude récente menée au Royaume-Uni par le National Health Service (NHS) et Public Health England préconise une réduction drastique de la consommation de sucre ajouté à 5 % des apports calorifiques journaliers. Cela représente une baisse significative par rapport aux précédentes recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui fixaient ce seuil à 10 %.
La menace du sucre ajouté
Le sucre, considéré comme un véritable fléau, a attiré l'attention des autorités de santé. En mars 2015, l'OMS recommandait déjà une diminution substantielle de la consommation quotidienne de sucre. Cependant, le NHS estime que ce plafond de 10 % est encore trop élevé, d'où la nouvelle recommandation de 5 % pour protéger la santé publique.
Définition et sources des sucres ajoutés
Les sucres ajoutés incluent tous les monosaccharides et disaccharides qui sont intégrés aux produits alimentaires par les fabricants ou par consommation personnelle. Cela inclut également les sucres provenant de miel, sirops et jus de fruits. Les principales sources de sucres libres se trouvent dans les boissons sucrées, les céréales, les confiseries ou le sucre de table, mais ne concernent pas les sucres naturellement présents dans les fruits.
Impacts sur la santé et recommandations
Les conclusions du rapport soulignent que les sucres ajoutés et l'amidon sont liés à divers problèmes de santé, notamment les maladies cardiovasculaires, l'obésité, le diabète de type 2 et certains cancers. À l'inverse, une augmentation de l'apport en fibres peut aider à prévenir ces maladies.
Les recommandations stipulent que pour les adultes et les enfants de 11 ans et plus, la consommation quotidienne de sucre ajouté ne devrait pas dépasser 30 grammes, soit environ 7 cuillères à café. Pour les plus jeunes, les seuils sont de 19 grammes pour les 4-6 ans et 24 grammes pour les 7-10 ans, avec un objectif de 15 grammes de fibres par jour.







