Le Dr Jimmy Mohamed tire la sonnette d'alarme concernant le thon en boîte, révélant que 100 % de ces produits sont contaminés par le mercure. Ce métal lourd représente un danger, en particulier pour le système nerveux et le développement des fœtus.
Souvent adopté pour son aspect pratique, le thon en boîte est un aliment courant dans de nombreux foyers, que ce soit dans des salades ou des sandwichs. Cependant, cette commodité cache une réalité plus préoccupante. Le Dr Mohamed a récemment partagé ses découvertes au micro de RTL Matin, mettant en lumière cette problématique de santé publique.
La contamination au mercure : un problème omniprésent
Mais pourquoi le thon est-il si exposé à des niveaux élevés de mercure ? La réponse réside dans la nature même des océans : des rejets polluants se transforment en méthylmercure, une forme particulièrement toxique. En tant que prédateur dominant, le thon consomme d'autres poissons déjà contaminés, entraînant un phénomène connu sous le nom de bioaccumulation et bioamplification. En conséquence, il se retrouve avec des concentrations de mercure bien plus élevées que celles des poissons de plus petite taille.
Les effets sur la santé sont surtout préoccupants pour les populations sensibles, notamment les femmes enceintes et les jeunes enfants. Bien que le Dr Mohamed souligne l'importance de consommer des poissons, il insiste sur la nécessité d'une approche modérée : "Il ne s'agit pas d'interdire complètement le thon ou le saumon, mais de diversifier ses choix alimentaires."
Recommandations pour une consommation responsable
Pour réduire les risques liés à la consommation de thon, le spécialiste recommande d'opter pour d'autres variétés de poissons, moins contaminées, comme le cabillaud, le colin ou la sardine. Dans le cadre de vos sorties au restaurant japonais, des alternatives telles que le riz et les crevettes peuvent également être envisagées. Cette approche permet de bénéficier des précieux acides gras oméga-3 sans s'exposer excessivement au mercure.
Les chiffres alarmants du mercure dans le thon
Des études réalisées par les ONG Bloom et Foodwatch sur 148 boîtes de thon à travers l'Europe révèlent que 100 % de ces échantillons contiennent du mercure. Environ 57 % de ces boîtes dépassent le seuil de 0,3 mg/kg, et près de 10 % sont au-dessus de 1 mg/kg, le seuil maximal autorisé par la législation européenne 2023/915 pour les grandes espèces. Bien que toutes les boîtes soient contaminées, cela ne signifie pas que toutes sont illégales, soulevant ainsi des questions sur la protection des consommateurs face à ces enjeux de santé publique.







